Sation 2


La nature a repris ses droits

Explication de l'historique de cette partie là

Il y a 5-6 ans, cette parcelle d'arbres fruitiers a bénéficié d'un élagage important. Les arbres sont ancien et en avaient besoin. De plus, cette action a permis de libérer la vue sur le panorama que ces branches cachaient.
Malheureusement le travail n'a pas été mené jusqu'au bout ; l'espace au sol n'a pas été nettoyer à la fin du chantier. La pente forte qui nous permet d'accéder aux pieds des arbres ne facilite pas la remontée des déchets verts. Cette mission inachevée représente une perte d'argent assez importante. Cette somme n'est malheureusement pas représentative de ce qui a été fait.
Depuis, le milieu se referme et tend vers une forêt. Si rien n'est fait et que la zone est laissée à l'abandon, c'est ce qui risque de se produire à terme. De ce fait, la présence de l'Homme est nécessaire pour entretenir le milieu et ainsi le maintenir légèrement ouvert.

l'interprétation ce veux flou pour provoquer la curiosité.

je proposerait un texte "naïf" sur la régénération du milieu qui laisse place a "l'interprétation" du processus en cours sur le site

pour projeter lae visiteur.euse dans l'avenir un dessin en aquarelle ferait un chouette support pour l'imaginaire.

"C'est encore vivant, ce n'est pas foutu !" (Daniel)



Andrée Chedid suggère dans le poème une fusion possible et une union de l'homme et de la nature...

Ce poème nous invite à mieux regarder ces êtres encore si étranges pour nous : les arbres. Ils semblent inertes, et pourtant, en eux, bouillonnent la vie, le renouveau. Les arbres sont bien un monde à découvrir, ils nous donnent des leçons de vie et il convient de les préserver.

Le vocabulaire de l'union est particulièrement présent, dès le début du texte : "se mêler, se lier, plonger", et plus loin "s'unir, rejoindre". On remarque que les verbes sont à l'infinitif, traduisant une sorte de recette pour retrouver une harmonie perdue avec la nature.
presque méditatif et assez inspirant pour moi.

Le poème :


Parcourir l'Arbre
Se lier aux jardins
Se mêler aux forêts
Plonger au fond des terres
Pour renaître de l'argile

Peu à peu
S'affranchir des sols et des racines
Gravir lentement le fût
Envahir la charpente
Se greffer aux branchages

Puis dans un éclat de feuilles
Embrasser l'espace
Résister aux orages
Déchiffrer les soleils
Affronter jour et nuit

Évoquer ensuite
Au cœur d'une métropole
Un arbre un seul
Enclos dans l'asphalte Éloigné des jardins
Orphelin des forêts

Un arbre
Au tronc rêche
Aux branches taries
Aux feuilles longuement éteintes
S'unir à cette soif
Rejoindre cette retraite
Ecouter ces appels

Sentir sous l'écorce
Captives mais invincibles
La montée des sèves
La pression des bourgeons
Semblables aux rêves tenaces
Qui fortifient nos vies

Cheminer d'arbre en arbre
Explorant l'éphémère
Aller d'arbre en arbre
Dépistant la durée.